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Le cyclone Chedza

Le cyclone Chedza - Maude Brisson

Ma soeur était dentiste Côte-Vertu. Elle avait envie de changer d’air, de vivre au soleil et d’apporter son aide à des organisations humanitaires. Elle eut l’opportunité de partir exercer à Madagascar après le passage du cyclone Chedza. Et elle me raconte souvent qu’ici, la vie n’a rien à voir avec le Canada.

Les embouteillages dans la ville d’Antananarivo sont pires qu’à Montréal. La plupart des rues de la ville a été détruites par le cyclone. Beaucoup de routes ont été coupées à cause des éboulements. Les pluies incessantes lors du passage de ce cyclone ont fini par détruire plus encore que Chedza lui-même.

Les chauffeurs routiers, fatigués de leur journée de travail devenue un calvaire, et pressés de rentrer chez eux, ne respectent plus le code de la route. Tout le monde est énervé par les embouteillages. La tension se fait sentir dans les voitures et les camions.

Beaucoup d’élèves arrivent en retard en classe, et les enseignants sont logés à la même enseigne. En sortant de chez soi, quel que soit le trajet, il faut prévoir une marge de deux heures au minimum pour ne pas être en retard.

Les bus ne respectent plus leurs itinéraires, ils n’arrivent plus à leur terminus. Face à cette situation, ce sont toujours les usagers qui subissent les conséquences. La durée d’un trajet en bus qui prenait une heure avant le passage du cyclone, en prend deux maintenant. Les usagers des bus préfèrent alors marcher à pied, ils évitent ainsi les embouteillages.

Les parents qui n’avaient pas assez de moyens financiers pour chercher leurs enfants à l’école en voiture, ou pour leur envoyer un taxi, s’inquiétèrent de la sécurité de leurs enfants, car ceux-ci arrivent à la maison très tard le soir. Ils sortent tard de l’école et doivent marcher des kilomètres avant de rejoindre leur domicile. Même les ambulances et les pompiers qui doivent faire leur travail en urgence, subissent les graves conséquences de ces embouteillages devenus quotidiens dans la ville d’Antananarivo.

Aucune solution n’est encore actuellement envisagée, la reconstruction des routes coupées et détruites à cause des éboulements n’a pas encore commencé.

Ma soeur n’a pas seulement trouvé le soleil à Madagascar. Elle affronte les soucis locaux qui sont bien différents de ceux qu’elle avait à Montréal. Mais elle dit ne rien regretter, elle se sent plus utile auprès d’enfants qui ont besoin qu’auprès d’adultes très attachés à l’esthétique. Cette année, je lui rendrais visite, mais je m’en tiendrai à la plage !

 

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Bonjour tout le monde, moi cest Maude! Il me fait grand plaisir de partager avec vous des billets qui parleront de mon quotidien de maman et de mon travail de rédactrice publicitaire. Sachez que je ne suis pas toujours assidue, il faut comprendre que je dois m'occuper aussi de mes trois magnifiques bambins! Cela dit, ne vous inquiétez pas, je viens régulièrement faire mon tour! À bientôt.